Mélo-Poésies
|
Visage d'une femme, L. DaVinci |
|
|
|
Liseuse de Vermeer |
|
|
|
J'ennuis tes aurores, ta voix dans le blizzard, ton âme, ton corps. J'y lovais ma lassitude, sur tes glaciers posait ma solitude, ton souffle me giflant à rire. J'ennuis, je soupire ces nuits, ces aubes où fusion furent nos jours. C'était presque l'amour. Tu es restée là-bas mon amie et moi revenu ici. Ma bure est solitaire, ma quête un désert, j'ai perdu notre éternité. |
Antoine Vestier Mlle Rouille |
Un ange noir est passé dans ses griffes m'a saisi et de toi je fus éloigné. Pas même un adieu à tes yeux bleus sous ta glace ensevelis. On m'a ravi à toi, je tremble, j'ai fièvre, sans ton givre sur moi. Un Elfe est pitié, transmue mes larmes versées en neige éternelle. Je suis ton linceul, ton berceau chez les Immortels, tu n'es plus seule. |

Dans un vieux livre d'un autre âge,
précieux signet entre les pages,
j'ai retrouvé gage des amoureux :
une boucle de vos doux cheveux.
Dans un vieux parc d'un autre âge,
témoin d'enlacements très sages,
j'ai pu relire une phrase gravée :
"Je vous aime mon adorée . "
Dans Le Journal de vos âges,
précieuse relique entre les pages,
j'ai retrouvé gage de fidélité :
une paire de joncs faite en papier.
Paul-André Ducharme